Cité balnéaire située à 46 km au sud de
Tanger, avec une vieille ville aux maisons blanches (dont les fenêtres
et les portes sont peints en bleu, jaune et vert), ceinte de beaux
remparts de couleur ocre construits à la fin du 15ème siècle par les
Portugais.
Ville au passé tumultueux pendant plus
de deux millénaires, envahie par les Carthaginois, puis par les Romains,
et ayant résisté aux assauts des Normands venus de Sicile au 10ème
siècle. Passa ensuite aux mains des Omeyades de Cordoue en 972, avant de
tomber sous la domination portugaise en 1471 (qui vinrent avec une
flotte de 500 navires et 30 000 hommes).
Après la fameuse bataille des Trois Rois
en 1578 (où le roi du Portugal trouva la mort), leur succédèrent les
Espagnols, et ce n’est qu’à la fin du 17ème siècle que le sultan Moulay
Ismail leur reprend la cité.
Au début du 20ème siècle, Asilah
deviendra le repaire de Raissouni, bandit célèbre du Rif, qui rançonnait
les populations et qui sera finalement chassé par les Espagnols en
1924, qui resteront maîtres de la ville jusqu’à l’indépendance.
Asilah, aujourd’hui :
Sa vieille ville et les remparts, avec sa porte Bab Homar, percée dans une grosse tour ronde surmontée d’un écusson aux armes des rois du Portugal.
Son Centre Hassan II des Rencontres Internationales,
qui accueille pendant le festival d’été, conférences, expositions et
rencontres culturelles auxquelles participent des artistes de tout le
bassin méditerranéen. Des salles ouvertes toute l’année présentent des
œuvres de peintres originaires d’Asilah.
Son Palais Raissouni
(ou Palais de la Culture), élevé au début du 20ème siècle et qui abrite
des ateliers d’art et des rencontres internationales culturelles &
artistiques lors du festival d’été.
Son ‘bastion’, qui domine les rochers, où l’on peut admirer, au coucher du soleil, le panorama de la vieille ville et de l’océan.
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